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Home›Industries culturelles et créatives›Cinéma - Industries culturelles et créatives›Industrie audiovisuelle en Afrique de l’Ouest : et après Nollywood ?

Industrie audiovisuelle en Afrique de l’Ouest : et après Nollywood ?

By Sara Homevo
22 mai 2026
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Industrie audiovisuelle en Afrique de l’Ouest : et après Nollywood ?

Industrie audiovisuelle en Afrique de l'Ouest francophone : rattraper Nollywood ou tracer sa propre voie ?

L’industrie audiovisuelle en Afrique de l’Ouest francophone vit un moment charnière. Pendant des décennies, elle a existé dans l’ombre d’un voisin imposant : le Nigéria, avec Nollywood. En passe d’être la première industrie cinématographique mondiale par volume, le Nigeria produit plus de 2 500 films par an. Pour un créateur ou un entrepreneur du secteur audiovisuel francophone, ce voisin anglophone représente à la fois une référence et une source d’inspiration, mais surtout un miroir assez inconfortable, car le décalage est réel. Et pour ceux qui cherchent à comprendre les dynamiques du secteur en jeu afin de s’y positionner, il mérite d’être examiné sans complaisance. C’est précisément ce que révèle aujourd’hui l’évolution de l’industrie audiovisuelle en Afrique de l’Ouest francophone. 

Un déséquilibre structurel, mais pas une fatalité 

Le Nigeria dispose d’un marché intérieur de plus de 240 millions d’habitants, d’une langue commune qui facilite la distribution nationale, et d’une tradition entrepreneuriale qui a su très tôt contourner l’absence de financements institutionnels pour bâtir une filière portée par le secteur privé. 

Les racines historiques du retard francophone 

Le développement du cinéma en Afrique de l’Ouest francophone est resté largement conditionné au financement extérieur français. Cela avait un impact indéniable sur les productions :  

  • Des scénarios peu plébiscités par le public ouest-africain, ce qui affaiblissait le contenu des productions ;  
  • Des marchés nationaux fragmentés, ce qui limitait la circulation des contenus.  

Ce modèle a produit des œuvres souvent remarquables sur le plan artistique, primées dans les festivals, mais peu distribuées, peu vues, et économiquement fragiles. 

Un public francophone sous-servi et porteur 

C’est paradoxalement là que réside l’opportunité. Plusieurs centaines de millions de locuteurs francophones sur le continent et dans la diaspora consomment très peu de contenus qui leur ressemblent vraiment.  

Une nouvelle génération de créateurs développe des formats courts et bien compressés, spécialement adaptés au visionnement mobile. Il s’agit notamment des youtubeurs, réalisateurs de web-séries ivoiriennes, camerounaises ou béninoises. 

Ce public existe, il est connecté, et il est largement sous-servi par les productions actuelles. 

Marodi TV : l’exception sénégalaise qui trace la voie 

Il existe pourtant un acteur francophone qui a démontré, avant les autres, qu’un modèle économique autonome et scalable était possible. C’est au vu de l’absence de plateforme permettant aux Africains de la diaspora de visionner en replay des contenus africains que Marodi TV est née. 

Fondée en 2012, Marodi TV a construit son modèle sur le digital avant même que les grandes plateformes ne s’intéressent au continent. Le résultat en est éloquent. 

Avec plus de 7,1 millions d’abonnés sur YouTube et des séries comme Maîtresse d’un homme marié cumulant 87 millions de vues, Marodi TV a prouvé qu’une production sénégalaise francophone pouvait séduire bien au-delà de ses frontières, diaspora africaine et spectateurs internationaux inclus. 

En outre, bien que le doublage en langue française soit réalisé pour les distributions internationales, et que les sous-titres en langue française soient disponibles sur YouTube, Marodi TV priorise une production en langues locales sénégalaises. Cela remet au centre la question de la légitimité et de la valorisation des langues africaines dans le divertissement international. 

Le succès de Marodi TV est dû à un modèle économique qui fonctionne, tiré par la publicité digitale, les partenariats de diffusion et une audience fidèle et massive. Fidèle et massive, parce que de nombreux africains se retrouvent dans le contenu proposé. Marodi TV est l’exception qui, précisément, indique aux autres acteurs francophones que la voie existe. 

Les signaux concrets de structuration de la filière audiovisuelle francophone 

La production de films et de séries en Afrique francophone, notamment au Sénégal et en Côte d’Ivoire, décolle ces dernières années, grâce entre autres à des partenariats avec Netflix, Canal+, TV5 Monde et Amazon Prime. Canal+ a joué un rôle moteur en commandant des séries locales, contribuant à professionnaliser les équipes et à créer une demande régulière. 

Marodi TV illustre concrètement cette dynamique de structuration. En mars 2024, Canal+ a annoncé une prise de participation dans la société sénégalaise, saluant publiquement son expertise dans la production de contenus africains francophones et son environnement de production favorable. 

Ce type d’investissement, c’est-à-dire un grand groupe international qui mise sur un acteur local plutôt que de tout produire en interne, est précisément le signal que la filière attendait : la preuve que des sociétés francophones africaines peuvent attirer des capitaux privés structurants, pas seulement des aides institutionnelles. 

La Côte d’Ivoire a, de son côté, franchi plusieurs étapes institutionnelles significatives :  

  • Le gouvernement a lancé en 2024 une Commission du film avec l’objectif affiché d’attirer des productions internationales ;  
  • L’organisme public dédié au cinéma a été rebaptisé Côte d’Ivoire Cinéma, avec pour mission de structurer le secteur en lien avec les acteurs privés, les écoles de formation et les institutions internationales. 

Au Bénin, la structuration prend une forme législative directe. Après le vote de la loi n° 2026-01 du 3 février 2026, le pays dispose d’un arsenal juridique pour encadrer l’ensemble des industries de l’écran, incluant les expériences technologiques interactives et tous les services associés. Le défi reste d’attirer les capitaux nécessaires pour transformer ce potentiel artistique en moteur de croissance économique réel. 

Trois priorités identifiées pour renforcer la filière audiovisuelle en Afrique de l’Ouest francophone 

Trois grandes priorités se dégagent pour soutenir le développement de l’industrie audiovisuelle en Afrique de l’Ouest francophone : renforcer la formation, diversifier les financements et structurer le marché.  

Ces axes résument à la fois les faiblesses historiques et les chantiers urgents. Pour un créateur ou un entrepreneur, chacun est aussi une porte d’entrée dans la filière : 

  • La formation. Les compétences techniques (montage, production, post-production) restent rares et coûteuses à acquérir localement. Un espace à investir pour quiconque travaille dans l’enseignement ou le conseil créatif. 
  • Le financement. Au-delà des fonds publics existants (FOPICA au Sénégal, FONSIC en Côte d’Ivoire, FDAC au Bénin), des mécanismes privés et mixtes restent à construire : coproductions, financement participatif, brand content. 
  • La structuration du marché. Distribution numérique, agrégation de droits, accès aux plateformes. 

Voilà autant de maillons faibles où de nouveaux acteurs peuvent prendre position avant que le marché ne se consolide. 

Copier Nollywood serait une erreur stratégique 

Nollywood s’est construit sur un modèle de volume, de rapidité et d’adresse directe à une audience populaire, en ignorant délibérément les circuits institutionnels. Ce modèle a fonctionné parce qu’il s’appuyait sur un marché intérieur immense et une culture entrepreneuriale très particulière au Nigeria. 

Le dupliquer tel quel en zone francophone serait une erreur d’analyse. 

Le nombre d’écrans du Nigeria représente par ailleurs une opportunité pour les pays voisins francophones, qui peuvent y diffuser leurs films et générer des revenus supplémentaires, avec un besoin croissant en services de doublage. 

Le vrai enjeu n’est donc pas de rattraper Nollywood, mais de construire, avec les ressources et les atouts disponibles, une filière audiovisuelle francophone capable de durer : différenciée, ancrée dans ses réalités culturelles, et connectée aux circuits de distribution continentaux et mondiaux.  

Questions fréquentes

Pourquoi l'industrie audiovisuelle en Afrique de l'Ouest francophone est-elle en retard sur Nollywood ?

Principalement pour trois raisons : des marchés intérieurs plus fragmentés, une dépendance historique aux financements extérieurs, et l’absence de cadres juridiques solides pour attirer les investisseurs privés. 

Quels pays francophones avancent le plus vite dans la structuration de leur filière ?

Le Sénégal et la Côte d’Ivoire sont clairement en tête. Le Sénégal dispose du FOPICA et d’acteurs privés solides comme Marodi TV, qui ont démontré qu’un modèle économique autonome était possible. Le Bénin, quant à lui, est en train de franchir un cap notamment grâce à une nouvelle loi datant de Février 2026. 

Le modèle de Marodi TV est-il reproductible dans d'autres pays francophones ?

Partiellement. Ce qui est reproductible, c’est la logique de départ : identifier un public sous-servi, produire des contenus en langue locale, et construire d’abord une audience digitale massive avant de chercher des partenaires institutionnels. Ce qui est plus difficile à transposer, c’est le contexte sénégalais spécifique : un écosystème créatif dense, une diaspora très connectée et prescriptrice, et un marché publicitaire digital relativement actif. 

Y a-t-il des opportunités concrètes pour les entrepreneurs qui ne sont pas créateurs de contenus ?

Oui, et c’est peut-être là que les opportunités sont les moins disputées. La filière audiovisuelle francophone a besoin de compétences qui ne sont pas artistiques : formation technique (montage, post-production, colorimétrie), services juridiques spécialisés en droits d’auteur et contrats de coproduction, agrégation et distribution numérique, et conseil à la structuration d’entreprises culturelles. La réouverture des salles de cinéma, l’avènement de la TNT, la montée en puissance de la classe moyenne et le développement du digital multiplient les opportunités de développement pour la production africaine, et donc, par extension, pour tous les prestataires qui soutiennent cette chaîne de valeur. 

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